Cycle de séminaires 2025-2026

Les Life narratives

Coordination : Nicole COLIN, Catherine TEISSIER

Axes de recherche : Life Narratives et écritures de soi
Ce programme de recherche explore les multiples formes contemporaines du récit de soi — autobiographie, autofiction, témoignage, mémoire collective, récit traumatique ou encore écritures numériques du moi. En s’inscrivant dans le champ international des life narratives studies, il interroge les mutations du sujet narratif à l’époque de la fragmentation identitaire, de la médiatisation du vécu et de la mondialisation des récits personnels.
L’autofiction, entendue comme espace de tension entre vérité et invention, constitue un observatoire privilégié de ces transformations. Elle révèle la porosité entre littérature, psychanalyse et mémoire culturelle, tout en renouvelant les modalités de représentation du trauma, de l’exil et du genre.
Les recherches menées s’articulent autour de plusieurs axes :

  • Généalogies de l’écriture de soi : du pacte autobiographique au pacte du leurre, du « document humain » naturaliste aux écritures transnationales contemporaines ;
  • Autofiction et trauma : narration de l’indicible, mémoire individuelle et mémoire collective ;
  • Récits de l’exil et identités plurielles : pratiques autofictionnelles dans les littératures migrantes, notamment russophones et germanophones ;
  • Écritures numériques du moi : réseaux sociaux, journaux en ligne, et nouvelles formes de l’autoreprésentation à l’ère du virtuel.

En croisant approche littéraire, poétique et culturelle, cet axe vise à repenser les contours du récit de soi comme espace d’invention identitaire, de mémoire partagée et de création esthétique.

Research Area: Life Narratives and Self-Writing
This research program examines the diverse contemporary forms of self-narration —
autobiography, autofiction, testimony, collective memory, trauma narrative, and digital self-writing. Positioned within the field of Life Narrative Studies, it explores how the modern subject reshapes itself through fragmented identities, mediated experience, and the global circulation of personal stories.
Autofiction, understood as a site of tension between truth and invention, serves as a key lens for these inquiries. It reveals the permeability between literature, psychoanalysis, and cultural memory, while renewing the representation of trauma, exile, and gender.
The project develops along several main lines:
Genealogies of self-writing: from the autobiographical pact to the pact of illusion,
from the naturalist “human document” to transnational and hybrid narratives;
Autofiction and trauma: articulating the unspeakable, negotiating between
individual and collective memory;
Narratives of exile and plural identities: autofictional practices in migrant and
translingual literatures, with a focus on Russian and Germanophone contexts;
Digital self-narratives: social media, online diaries, and the new poetics of virtual
self-representation.
Combining literary, poetic, and cultural approaches, this research area aims to rethink life writing as a space of identity invention, shared memory, and aesthetic creation.