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SÉMINAIRES CRISIS 2021/2022 « Lingua urbana : construction du langage, construction du tissu urbain »

Organisation : Yulia Yurchenko, Daria Kholodova (ÉCHANGES UR4236)

(I) Calendrier des séances :

Le 5 novembre 2021 ; le 10 décembre 2021 ; le 11 mars 2022 ; le 8 avril 2022 ; le 6 mai 2022 ; le 3 juin.

L’horaire : le vendredi 10h00-12h00/12h30 à la faculté ALLSH d’Aix-Marseille Université.

Modalité des séances : séances présentielles et hybrides semi-présentielles.

Projet éditorial :

Publication collective prévue en 2023 aux PUP (Publications d’Aix-Marseille Université).

Langues :

Langues de communication : français, anglais.

Langues des objets d’étude : français, russe, anglais, allemand.

(II) Conception du projet interdisciplinaire, configuration des séminaires :

L’organisation des six séminaires se fonde sur une alternance entre des présentations de travaux des chercheurs en linguistique et en sciences sociales, d’un côté, et des interventions de praticiens de la ville – urbanistes, architectes, designers, spécialistes de communications – de l’autre. L’objectif est de créer une plateforme de collaboration interdisciplinaire de chercheurs académiques et de professionnels des recherches urbaines, de la planification, de la construction, du développement, de l’écologie et de la communication dans l’espace de la ville. Le travail commun sera basé sur l’union de la théorie et de la pratique, des recherches et de la projection, de l’analyse et des compétences professionnelles dans l’environnement urbain. Avec les collègues de plusieurs unités de recherche, nous examineront différents aspects en lien avec la problématique urbaine pour obtenir la vue la plus complète de la ville comme système construit par l’homme et constructrice de l’homme d’aujourd’hui.

Objets d’étude, domaines d’étude, mots clés :

– langue, langage, analyse du discours, discours politique, sociolinguistique

– sociologie urbaine, psychologie, représentations, image

– ville, urbanisme, architecture, design, environnement urbain

– marketing urbain, action publique, politiques urbaines, communication de la ville, communicants de la ville

– sémiotique, signe

Quatre axes de recherche transversaux sont envisagés :

1) Les catégories sociales urbaines et leur expression : comment la ville façonne le langage ?

2) Les discours médiatiques et politiques relatifs à la ville : comment la ville fait l’usage des langues naturelles et du langage ?

3) La sémiologie urbaine : la liaison entre les langues naturelles et les codes non verbaux.

4) Autres types (extralinguistiques) d’interactions ville-homme.

Argumentaire du projet « Lingua urbana : construction du langage, construction du tissu urbain » :

Les études urbaines (urban studies) focalisées sur les discours construits dans des villes et au sujet des villes, sur les politiques réalisées à l’égard des villes, les projets de rénovation, sur les milieux urbains, les cultures, les sous-cultures et autres phénomènes caractéristiques d’une ville, ont tendance à revêtir un caractère interdisciplinaire.

Les séminaires « Lingua urbana : construction du langage, construction du tissu urbain » sont centrés autour de questions liées à la manière dont on parle dans les villes, dont on vit la ville, dont on construit le discours au sujet de la ville et dont la ville nous répond, nous parle, s’adapte à nous et nous reconstruit et façonne à son tour. Nous partons du principe selon lequel (a) les interactions entre la ville et l’homme sont un processus complexe, dont l’étude nécessite la participation de spécialistes de différents domaines de connaissances, (b) la ville est un espace structuré, (c) le choix des mots utilisés dans l’interaction ville-homme relève de décisions conscientes, et non pas d’usages spontanés. Tenant compte des apports des sociologues et des urbanistes dans ce champ, nous abordons le sujet de la ville en la définissant comme un lieu de concentration de structures sociales (de groupes et d’institutions) et de fonctions de rôle.

Pour appréhender les dynamiques de structuration des identités et des représentations, il apparaît essentiel de mettre en évidence l’existence de « territoires politiques ». L’image d’une ville, les représentations des phénomènes urbains sont construites et manipulées via les discours – autrement dit, « nommer le territoire est un acte politique fondateur ; le renommer est tout aussi politiquement signifiant » (Giraut et al., 2008). Les combats menés pour l’espace public, les interventions urbaines, la modification des infrastructures, le passage d’un urbanisme vertical à un urbanisme horizontal se reflètent y compris dans le langage. Nous souhaiterions consacrer trois séances aux questions relatives à la perception de la ville par ses habitants, et aux questions relatives aux discours politiques et médiatiques créés afin de véhiculer une certaine perception d’une ville. De cette manière, nous opposerons la ville réelle, perçue par ses habitants, à la ville marquetée, façonnée, construite. Ainsi, nous parlerons de la ville à différentes échelles : discours, communication, institutions, infrastructures, quartiers, bibliothèques, etc.

Deux séances seront dédiées à la liaison entre les langues naturelles et les signaux des codes non verbaux. En ville, les habitants se trouvent dans un environnement communicatif actif : ils sont entourés d’une multitude de messages et de signaux. Les images graphiques, la publicité, les façades des bâtiments et autres éléments visuels sont des composantes du code de la culture urbaine, une forme de récit (narrative) spécifique qui se réalise dans la conscience sociétale. À partir d’une analyse des corpus verbaux et non verbaux, la réflexion sera menée à l’intersection des problématiques linguistiques, socioculturelles et de celles de la culture visuelle urbaine contemporaine. Notamment, nos collègues du laboratoire CEL de l’Université Jean Moulin Lyon 3 consacreront leur intervention à la publicité sociale et aux éléments de langage verbaux et non verbaux avec lesquels la ville s’adresse aux différentes catégories de citadins âgés.

En tant que linguistes, nous nous attachons également à explorer la problématique de la dialectologie sociale. Il s’agit principalement d’approfondir l’hypothèse de la détermination discursive par l’appartenance aux groupes sociaux distincts, en prenant appui sur des situations discursives du milieu urbain. Dans les conditions de la formation de la « communication sans visage », les citadins se caractérisent par la mise en œuvre de comportements selon certains modèles. L’analyse de réseaux sociaux et de matériel discursif nous permettra de déterminer l’impact de différents types de configurations relationnelles sur le langage dans le cadre d’une ville. L’identification des liens entre les caractéristiques formelles de différents codes langagiers urbains et des contenus des discours, peut être également très productive.

Une place importante est réservée dans le programme de ces séminaires aux professionnels qui s’occupent des questions pratiques relatives à la vie des villes et de leurs habitants, questions qui ne sont pas toujours évidentes pour les utilisateurs ordinaires. L’expertise des praticiens permet d’approfondir la compréhension du fonctionnement de la ville et peut ouvrir de nouvelles perspectives d’analyse et de réflexion théorique.

(III)

Composition du groupe de recherche – Aix-Marseille Université :

1) ÉCHANGES UR4236 – Équipe sur les Cultures et Humanités Anciennes et Nouvelles Germaniques et Slaves. Coordinatrices du projet et intervenantes : Yulia Yurchenko, Daria Kholodova.

2) LPS UR849 – Laboratoire de Psychologie Sociale. Intervenants : Raquel Bertoldo, Lionel Dany.

3) LERMA UR853 – Laboratoire d’Études et de Recherche sur le Monde Anglophone. Intervenant : Sébastien Lefait.

4) LPL UMR7309 – Laboratoire Parole et Langage d’Aix-Marseille Université (?)

Composition du groupe de recherche extérieur à AMU / partenaires nationaux :

5) CEL UR1663 – Centre d’Études Linguistiques – Corpus, Discours et Sociétés UR1663, Université Jean Moulin Lyon 3. Intervenants : Olga Artyushkina, Denis Jamet, Christophe Coupé.

6) INAMA – Investigations sur l’Histoire et l’Actualité des Mutations Architecturales à l’ENSA – École Nationale Supérieure d’Architecture de Marseille. Intervenants : Muriel Girard, René Borruey.

7) ICAR – Interactions, Corpus, Apprentissages, Représentations UMR5191 CNRS, ENS de Lyon, Université Lyon 2. Basso Pierluigi <http://www.icar.cnrs.fr/membre/pbasso/publications>, Thiburce Julien <http://www.icar.cnrs.fr/membre/jthiburce> (thèse doctorale « Le dialogisme urbain. De l’usage tacite des espaces publics aux formes d’appropriation narrative et affective de la ville »).

Composition du groupe de recherche extérieur à AMU / partenaires internationaux :

8) Département de Linguistique et de Traductologie, Institut des Langues Étrangères, Université de la ville de Moscou, Russie. Intervenantes : Olga A. Suleimanova, Irina V. Tivyaeva.

9) Centre UP – Urbanisme & Participation à l’Université Européenne à Saint-Pétersbourg ; Centre de recherches sociologiques théoriques et appliquées Bureau Pachenkov & Voronkova. Intervenant : Oleg Pachenkov <https://www.pachenkovivoronkova.com>.

10) Programme de recherche Urban HUB ; Human Creative Capital, une agence de recherche, de conception et de consultation spécialisée dans le domaine de l’urbanisme et du développement urbain et résidentiel à Saint-Pétersbourg, Russie. Intervenant : Ekaterina Sharma.

11) Anna Krivtsova, Designer-concepteur d’espace, de produits et de services à Berlin, Allemagne et à Saint-Pétersbourg, Russie.

12) Vasiliy Dubeykovskiy, Expert and practitioner in territorial branding in Russia, head of the CityBranding team, lecturer with the Department of Territorial Development, Institute of Social Sciences, Russian Presidential Academy of National Economy and Public Administration.

(IV)

Planification des séances :

La séance du 5 novembre 2021

– Olga A. Suleimanova et Irina V. Tivyaeva (Université de la ville de Moscou) « Sémiotique de la ville : pratiques de navigation et de commémoration. Exemple du métro de Moscou et des plaques commémoratives en ville » / «City Semiotics: Navigation and Commemorative Practices. Evidence from Moscow metro and memorial plaques»

– Anna Krivtsova (Designer-concepteur d’espace, de produits et de services à Berlin, Allemagne et à Saint-Pétersbourg, Russie) « Les personnes et les villes. Comment les méthodes du design participatif influent sur la conception des espaces publics » / «People and cities. How participatory design methods influence the design of public spaces»

La première partie de la présentation des linguistes de Moscou examine les principes de dénomination des stations du métro de Moscou. L’analyse met en corrélation la périodisation du développement socio-économique de la Russie avec le développement du métro de Moscou, ce qui permet de distinguer les principes de dénomination et d’établir leur hiérarchie pour chacune des périodes. À Moscou, la dénomination des stations repose sur un principe géographique (dénomination d’après les lieux historiques, rues voisines, places, parcs, etc.) ; vient ensuite la référence aux figures historiques, aux constructions associées aux succès industriels, aux groupes sociaux clés sur lesquels le pays comptait. Le changement d’orientation politique a été suivi par un changement du principe de dénomination ; à Moscou, la tendance à commémorer le passé révolutionnaire du pays a, sur le long terme, cédé la place aux principes de dénomination géographiques. Mots-clés : sémiotique de la ville, discours du pouvoir, principes de dénomination, noms des stations de métro, métro de Moscou.

La deuxième partie de la communication s’intéresse au potentiel des plaques commémoratives en tant que moyen de transmission de la mémoire collective de la ville, qui comprend, entre autres, une commémoration dépersonnalisée et motivée spatialement des événements et des personnes. Une analyse exhaustive des plaques commémoratives en tant que testaments matériels des phénomènes historiques et culturels les plus remarquables de Moscou est présentée. Les plaques commémoratives sont examinées dans le cadre sémiotique de la ville et traitées comme des unités multimodales communiquant des informations socialement et localement pertinentes qui sont encodées verbalement et visuellement. Mots-clés : discours urbain, communication multimodale, récit visuel, plaque commémorative.

L’objectif de la présentation d’Anna Krivtsova, designer-concepteur d’espace, de produits et de services, est d’examinerles manières dont les habitants façonnent et influent sur les espaces publics d’une ville. L’intervenante expliquera comment les méthodes de l’Human-Centered Design impliquent l’utilisateur final, les personnes et les communautés dans le processus de conception, à travers des outils tels que la « recherche d’action participative » et différentes formes de « collaboration communautaire ». La présentation analysera les processus et les outils de design spécifiques à partir de trois projets de bibliothèques publiques mis en œuvre à Saint-Pétersbourg (Russie). L’objectif de ces projets était de transformer des bibliothèques publiques de style soviétique en de nouveaux types de bibliothèques–centres publics. Les résidents locaux étaient impliqués dans le projet dès le début de la recherche, depuis la conception jusqu’à la participation continue aux activités quotidiennes de la bibliothèque. Mots-clés : espace public de la ville, architecture, design centré sur l’utilisateur final, recherche-action participative, collaboration communautaire, bibliothèque, centre communautaire.

La séance du 10 décembre 2021

– Raquel Bertoldo (LPS UR849) « Entre naturalisation et gestion des risques : une analyse des représentations sociales et amplification des risques côtiers »

Certaines communautés méditerranéennes connaissent les inondations depuis des générations et ont adapté leurs habitations et comportements en fonction de ces risques. Entretemps, les stratégies modernes de gestion et maitrise des risques proposées localement font souvent face à des contestations et résistances de la part des habitants. Cette étude cherche à comprendre comment ces communautés ont intégré la gestion moderne des risques d’inondations côtières aux habitudes anciennes d’adaptation aux risques. Dans une perspective constructiviste, nous avons interrogé 40 habitants de Fréjus et de Port-Saint-Louis-du-Rhône. Les entretiens ont été enregistrés, transcrits et analysés. On retrouve des significations principalement organisées autour d’une polarisation entre (1) les pratiques traditionnelles communautaires d’adaptation et (2) les stratégies modernes (solutions techniques sous la responsabilité des pouvoirs locaux). Les contenus associés au premier pôle décrivent les inondations comme faisant partie de la nature et, en tant que telles, ne sont pas considérées comme problématiques, et personne n’est désigné comme en étant responsable. Au contraire, les inondations sont davantage l’occasion de faire référence à un mode de vie : plus proche de la nature, plus simple et authentique. Dans l’autre pôle, lorsque les inondations sont réfléchies comme objet de la gestion moderne des risques, leur illégitimité et leur lien avec la vie moderne sont mises en avant. Leurs coûts économiques et les responsabilités sont davantage mis en relief. Ces résultats sont interprétés à partir du ‘Social Amplification of Risk Framework’ (SARF) où les inondations côtières peuvent contextuellement être présentées dans un contexte de (1) naturalisation associée à l’atténuation des risques ; ou (2) prise de décision technique et responsabilité administrative, associées à l’amplification des risques. Ces deux pôles constituent chacun des freins et leviers potentiels pour l’adaptation de ces villes soumises à l’augmentation des risques côtiers.

– Ekaterina Sharma (Directrice du programme de recherche Urban HUB à Saint-Pétersbourg, Russie ; fondatrice et directrice de Human Creative Capital, une agence de recherche, de conception et de consultation spécialisée dans le domaine de l’urbanisme et du développement urbain et résidentiel) “Master plan as a narrative of contemporary urban culture in Russia”

La communication porte sur l’évolution du langage de l’urbanisme lorsque le plan directeur est intégré dans la pratique des communautés professionnelles. Seront abordées les questions relatives au traitement et à la perception des aspects juridiques et sociaux de la culture urbaine à travers le prisme du plan directeur qui servira d’approche générale du développement urbain.

La séance du 11 mars 2022

– Sébastien Lefait (LERMA UR853)

– Vasiliy Dubeykovskiy (CityBranding team; Department of Territorial Development, Institute of Social Sciences, Russian Presidential Academy of National Economy and Public Administration) “City branding. How the affection of residents for their home city can become a resource for the development of the territory”

The city brand is interpreted as an idea that unites residents and serves as a basis for the communication of the city with the outside world. Firstly, it is a formulated idea. Secondly, this idea is meant to unite: most residents are aware of this idea, and they agree with it. Thirdly, a real brand becomes a territory brand when people exploit the idea of the city when they are interacting with the outside world. Residents are bearers of the brand. So, the brand of the city is created for its residents; tourists and investors are its secondary priority. In his lecture, Vasiliy Dubeykovskiywill consider the following questions: Why residents are the main audience for a territorial brand? Is it even possible to manage decentralized communication? Why should cities be known? Keywords: city branding, territory branding, brand concept decision, city/territory identity, resident’s involvement, brand acceptance, stakeholders, involvement mechanisms, communication, decentralization.

Vasiliy Dubeykovskiy (Василий Дубейковский) is the author of the books “Do as Uryupinsk”, “Brand of the city? 35 answers!”. Developer of models and methods of territorial branding in Dobryanka (Perm Region), Uryupinsk (Volgograd Region), Kostomukshi (Karelia), etc.

La séance du 8 avril 2022

– Lionel Dany (LPS UR849) Communication au sujet de la théorie de représentations sociales appliquée à l’analyse du milieu urban.

– Oleg PACHENKOV (Coordinateur de projets au Centre UP – Urbanisme & Participation à l’Université Européenne à Saint-Pétersbourg, Directeur du Centre de recherches sociologiques théoriques et appliquées Bureau Pachenkov & Voronkova) “What is wrong with public space in post-socialist cities? (Based on applied research in Russian cities)”

La séance du 6 mai 2022

– Muriel Girard (INAMA de l’ENSA) « Les imaginaires associés à la ville productive au regard des pratiques »

– René Borruey (INAMA de l’ENSA) « Les imaginaires liés à l’infrastructure portuaire de Marseille »

– Yulia Yurchenko (ÉCHANGES UR4236) « Infrastructure portuaire de Saint-Pétersbourg : quelle image véhiculent les discours politique et médiatique ? »

Muriel Girard, Docteure en sociologie, MCF en Sciences humaines et sociales de l’architecture, membre associée du LAVUE – Laboratoire Architecture, Ville, Urbanisme, Environnement UMR7218 et de l’équipe CRH – Centre de Recherche sur l’Habitat, réalise actuellement un travail de recherche sur le quartier de la Cabucelle, qui vise notamment à croiser les discours et les imaginaires d’acteurs publics au regard de pratiques et de représentations d’habitants et travailleurs de ce quartier. René Borruey est architecte et historien de la ville, Directeur du laboratoire INAMA à l’École Nationale Supérieure d’Architecture de Marseille (ENSA) de Marseille. Il a travaillé sur la ville-port et son histoire, ainsi que sur les imaginaires liés à l’infrastructure portuaire.

La séance du 3 juin 2022

– Denis Jamet (CEL UR1663) « La ville et le discours sur les personnes âgées » (?)

– Christophe Coupé (CEL UR1663) « L’anglais dublinois : comment la ville façonne la langue »

– Olga Artyushkina (CEL UR1663) « La ville ukrainienne contemporaine comme scène d’enjeux de patrimoine culturel et national »

La grande métropole ukrainienne dans l’espace postsoviétique est un territoire géo-politico-culturel qui donne une riche matière à réflexion sur les questions de l’identité socio-culturelle et nationale. Olga Artyushkina se posera des questions sur l’évolution de la dynamique d’usage des langues russe et ukrainienne sur l’exemple de la capitale de l’Ukraine, Kiev. Sera explorée la question de la publicité sociale concernant l’usage de l’ukrainien, le respect des traditions mises en valeur par de nouvelles fêtes nationales, l’effacement des frontières entre ce qui est « urbain » et ce qui est « rural », la place d’honneur faite à la génération des anciens comme gardiens de la mémoire du pays. Mots clés : ville, patrimoine national, discours politique, traditions, modernité, personnes âgées, générations.

(V)

Éléments de bibliographie :

AUZAN Vassiliï (éd.) Stimuli, paradoxes, échecs : la ville vue par les économistes. Moscou : Strelka press, 2015. [АУЗАН Василий (ред.). Стимулы, парадоксы, провалы: город глазами экономистов. Москва: Strelka press, 2015]

BILLIEZ Jacqueline. Les parlers urbains. Lidil, n° 19, 1999.

BOYER Henri. Fonctionnements sociolinguistiques de la dénomination toponymique. Mots. Les langages du politique, n° 86, 2008.

BULOT Thierry, BAUVOIS Cécile, BLANCHET Philippe (dir.). Sociolinguistique urbaine : variations linguistiques : images urbaines et sociales. 2e journée internationale de sociolinguistique urbaine. Rennes : Presses universitaires de Rennes, 2001.

BUSON Laurence, MOÏSE Claudine, TRIMAILLE Cyril. Espaces périurbains. Mise en discours, catégorisation, circulation de formes langagières. In : GADET Françoise (dir.). Les Métropoles francophones européennes en temps de globalisation. Paris : Classiques Garnier, 2019.

DOBRUSZKES Frédéric. Baptiser un grand équipement urbain : pratiques et enjeux autour du nom des stations de métro à Bruxelles. Belgeo, n° 1-2, 2010.

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EROFEEVA Tamara I. Linguistique de l’espace urbain. Bulletin de l’Université d’État de Leningrad A. S. Pouchkine, n° 3, 2013, p. 92–97. [ЕРОФЕЕВА Тамара И. Лингвистика городского пространства. Вестник Ленинградского Государственного университета им. А. С. Пушкина, n° 3, 2013, c. 92–97.]

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GINZBOURG Moïsseï. Style et époque. Problèmes de l’architecture moderne. Moscou : Strelka press, 2021. [ГИНЗБУРГ Моисей. Стиль и эпоха. Проблемы современной архитектурыМосква: Strelka press, 2021]

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TOPALOV Christian (dir.). Les divisions de la ville. Nouvelle édition. Paris : Éditions de la Maison des sciences de l’homme, 2002.

Date(s)

Du 
1 septembre 2021
 au 
30 juin 2022

Organisateur(s)

Adresse

Maison de la Recherche, 29 avenue Robert Schuman 13100 Aix-en-Provence

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Mots-clef(s)

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